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30 octobre 2006

Un ouvrage incontournable

medium_239165-301588.jpgSe posant en chevaliers blancs au service du consommateur, les dirigeants de la grande distribution ont bâti leur fortune en une seule génération.

Ce livre essentiel montre comment ils ont détruit des emplois plus qu'ils en ont créés. Comment ils ont défiguré la périphérie de nos cités après avoir vidé nos centres-villes. De quelle façon ils s'y sont pris pour faire baisser les prix des producteurs et provoquer les délocalisations que nous connaissons aujourd'hui.

Avec un style clair, découvrez des exemples concrets, des témoignages et les mécanismes qui ont permis à la "grande distrib" d'inventer un nouveau modèle de corruption à la française.

medium_bothorel.jpgSommaire :
• Les petits prix font les grandes fortunes
• Des lois détournées
• Les nuits chaudes de Sarkozy
• L'été meurtrier
• Mammouth écrase l'emploi
• Nous n'irons plus au champs...les fleurs sont coupées
• La grande distribution raconte des salades
• Wal-Mart, grand méchant loup
• Le complice chinois

medium_a_32-100-130.jpg"La Grande Distribution, enquête sur une corruption à la française" de Jean Bothorel et philippe Sassier. Bourin Editeur, 2005 - 234 pages - 19€00

Des extraits sur

http://fr.novopress.info/?p=3031

Spéciale Toussaint : quand le consommateur creuse sa tombe !

medium_detourcarrefour-2.2.jpgmedium_Salariesleclerc.jpgmedium_nouvel.age.foi.2.jpgLa déliquescence du commerce de proximité est systématiquement vue sous l'angle de l'affrontement petits commerçants / grande distribution, alors qu'elle prend sa source dans une évolution structurelle de la société et de l'Homme. D'une part le consommateur se laisse séduire par la facilité du "tout sous le même toit" et d'autre part, le citoyen trouve dans les grandes surfaces un moyen de se désolidariser du tissu originel dans lequel il évolue : le quartier ou le village. C"est bien connu, l'herbe est toujours plus verte dans le champ d'à côté (ne pas confondre avec l'Auchan d'à côté) !

L'Education nationale et ses nouveaux maîtres (les "après Jules Ferry") ont décervelé "l'apprenant" pour en faire un bon petit soldat de la société de consommation. Repoussant le modèle du petit patronat paternaliste, il se jette dans les bras d'une grande distribution exploiteuse. Tous les pretextes sont bons : les prix sont moins élevés, le choix plus important, et la qualité la même.

Le consommateur ne se pose pas les vraies questions car on ne lui a pas appris à réfléchir : qu'ont fait ces trusts pour en arriver là ? Comment les fournisseurs sont-ils traités ? Comment les salariés de ces groupes sont-ils considérés ? Ne suis-je pas une marionnette à leur merci ? Quel est leur impact sur l'environnement ? Quel est leur rôle dans le financement des politiciens de tous bords ? Qu'adviendra-t-il de la libre concurrence, du libre choix du client lorsqu'il n'existera plus que deux ou trois enseignes ? L'homme, par ses choix non réfléchis de consommation creuse sa propre tombe, il est le complice de son enterrement.

Il vaut mieux avoir trois épiciers qui se font concurrence qu'une seule grande surface qui vous garde à sa merci !

26 octobre 2006

Le Journal de L'Epicier

medium_391px-Journal_epicier.jpgmedium_393px-Dictionnaire_epicerie.jpg
Les tentatives de destabiliser le commerce indépendant ne datent pas d'aujourd'hui puisqu'en 1893, Albert Seigneurie, crée le journal "L'Epicier" dont les objectifs étaient :

"1 - Arborer fièrement comme un grand nom de famille celui de notre profession ;

2 - Adjurer tous ceux qui l'exercent de ne jamais en rougir et de répondre par le seul mépris aux ineptes moqueries des sots et des inutiles, incapables d'y parvenir et qui essaient de le ridiculiser ;

3 - Rappeler à nos confrères (dont beaucoup semblent l'avoir oublié) que notre corporation est à la fois la plus grande et la plus puissante de la Nation, puisqu'elle est la plus nombreuse, embrasse la plus grande quantité d'articles, cause le plus considérable mouvement d'affaires et fait produire la plus grande somme de travail ;

4 - Leur démontrer qu'il suffirait d'un lien moral très étendu pour former un mouvement d'opinion et changer cette puissance latente en une puissance effective, suffisante pour combattre victorieusement les injustices et les multiples abus qui nous accablent..."

Tout cela n'est-il toujours pas d'actualité ?

Bibliographie : "Dictionnaire encyclopédique de l'épicerie et des industries annexes" édité en 1904 par le Journal de L'Epicier sous la direction de Albert Seigneurie (voir les pages 293, 297 et 299)

Pourquoi ce blog ?

Un blog sur les épiciers et les petits commerçants ?

Quelle idée saugrenue à l'époque des discounts et de l'e-commerce !

Mais aussi quel bonheur de descendre en pantoufles faire ses achats chez son commerçant de quartier ! Passer ensuite son temps libre à flaner, à rêver, à lire ou à se cultiver d'une façon ou d'une autre.

Dans ce blog, nous allons mettre en avant tout le plaisir que nous pouvons retirer à conserver dans sa rue ou son village un tissu de petits commerces vivants et dynamiques. Nous donnons les pistes d'une vie à la fois plus simple et plus riche en utilisant tour à tour l'humour, le coup de gueule, le style journalistique ou la brève de comptoir.

Envoyez nous aussi des matériaux qui nous permettrons d'alimenter cette démarche que nous souhaitons dynamique et partagée.

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